Les Modes - Robes de deuil 1913 -1935 ¤

 
"C'est la fête des deuils, nul ne cherche à s'y soustraire, et c'est pour cela que même en ces pages, d'habitudes d'ordinaire à de plus frivoles propos, il faut aujourd'hui faire une place au deuil, puisqu'il est, hélas  l'évocation d'une heure qui trace son sillon dans toute existence...[...]. Les vêtement de deuil ont atteint à une pureté de lignes, à une harmonie d'attitudes rarement rencontrées en des atours moins austères : des voiles gris de la pale Antigone aux enroulements de crêpe anglais qui drapent nos contemporaines, il y a une sorte de filiation [.] Il est des toilettes, même faites en crêpe, qui sont la négation du principe du deuil et qui, par une outrance de fantaisie, manquent totalement le but  qu'elles se proposent d'atteindre" Extrait d'un  article paru dans la revue Les Modes de novembre 1913

 "Le Deuil" Robe d’après midi en crêpe anglais mi partie noir et blanc
Création de la Maison Beer - Photographie Talbot
Les Modes Février 1913
 
 "Le Deuil" toilette pour jeune fille - crêpe anglais blanc - création de la maison Agnès
Photographie Talbot - Les Modes Février 1913
 
 "Le Deuil" robe en crêpe - Création de Buzenet
Photographie Talbot  - Les Modes d'octobre 1913

Le deuil pendant la première guerre mondiale (jusqu'en 1919) dans la revue Les Modes

" Mais cette joie d'élégance, si captivante à contempler, il n'est pas toujours besoin de si brillantes visions pour nous en conter la jouissance : la mélancolie d'atours de deuil elle même peut aussi nous la procurer; cette pensée me venait en regardant la toute gracieuse figure endeuillée qui parait en ce numéro des modes , est chargée d'y montrer le charme triomphant et le succès incontesté de ce roi des tissus de deuil : le crêpe anglais ; nulle étoffe , même parmi les plus somptueuses et les plus riches, les plus moelleuses et les plus symphoniques, ne peut en surpasser la suprême distinction, l'allure merveilleusement seyante, l’"harmonie en noir majeur"' comme eut dit Whistler, la matité profonde, et l’éclat de reflets mettant sa touche de lumière sur le fond sombre et cependant vaporeux."
Extrait d'un article paru dans la revue Les Modes de février 1914

 "Le Deuil" Robe d'après midi en crêpe anglais  - Création de Parent Soeur
Photographie Talbot - Les Modes Janvier 1914

"Le deuil - Robe d'après midi en crêpe anglais de Courtault -  Modèle de Zimermann
Photographie Félix - Les Modes mars 1914
 
 "Eh oui, il faut bien le reconnaître : nos deuils s'allègent, au moins dans les manifestations extérieures de la vie mondaine ; ils se parent de quelques coquetteries. Non que la douleur soit moins profonde, moins sincère, mais la femme la plus cruellement atteinte sait dominer son désespoir, refouler ses larmes et en effacer la trace sous l'artifice des fards et des chiffons. C'est un nouvel héroïsme qui n'est pas sans grandeur. La douleur inconsolable a sa pudeur"
Extrait d'un éditorial signé Marquise de Noy - Les modes  avril 1914
 
 "Le deuil" Robe d'après midi en crêpe anglais  créé par Cécile et Lafontan
Photographie Talbot - Les modes Avril 1914 
 
 "Le deuil" Robe d'après midi en crêpe anglais, création Laferrière
Photographie Talbot - Les modes de Mai 1914
 
"Nous assistons en ce moment à l'un des renouveau de l'histoire qui, pour être presque attendu par ceux qui observent les événements , n'en reste pas moins un sujet de surprise par l'intensité de vie qu'il manifeste chez les peuples, qui, ayant traversé une épreuve formidable et encore tout meurtris des luttes et des angoisses, des deuils même, mais transfigurés par la joie victorieuse d'avoir surmonté le choc, fusse au prix de sacrifices innombrables autant qu’héroïques, reprennent avec un indomptable énergie la '"course au flambeau", la marche en avant,  la conquête du progrès , et jusqu'à leur plaisir, dont l'attrait parait revêtir une hâte fébrile après avoir été si longtemps bannis des pensées et des cœurs."
Extrait d'un article paru dans la revue Les Modes janvier 1919 
 

 Robe de deuil de la maison  "Au Sablier" portée par
Melle Lotta Doria de l’Opéra Comique  -  Photographie Henri Manuel
Les Modes janvier 1919 

 Robe de deuil en crêpe myosotis , création de la maison Au Sablier
Portée par Melle Lotta Doria de l’Opéra Comique - Photographie Henri Manuel
Les modes  février 1919 

Toilette de deuil créé par la Maison Au Sablier
Photographie Eméra  -  Les Modes octobre 1919
"En quittant le grand deuil austère des premières semaines, bien des femmes demandent aux maison spéciales de leurs créer une robe de transition qui leur permettra d'atteindre avec élégance le moment où elles quitteront le deuil. La Maison 'Au Sablier" s’est consacrée, avec un succès toujours grandissant, à cette tache aride et, [...] elle a réussi à donner aux toilettes les plus sévères le cachet le plus parisien et l'allure la plus nouvelle."
Extrait d'un article de la revue Les Modes de Juin 1923
 
"Le deuil" - Capeline en crêpe myosotis Courtault de la Maison "Au Sablier"
Photographie Henri Manuel - Les Modes septembre 1923
 
Le Deuil - Robe et chapeau en crepe anglais "Myosotis" et créapon gerogette. Création de la Maison "Au Sablier"  -  Photographie Henri Manuel
Les Modes Juin 1923
 
A gauche : "Le Deuil - chapeau en crêpe myosotis Courtault de la Maison "Au Sablier" 
Photographie Henri Manuel - Les Modes Décembre 1923
 A droite : Le Deuil - Chapeau en crêpe anglais Courtauld Création de la Maison 'Au Sablier" 
Photographie Henri Manuel - Les Modes Novembre 1923
 "Le Deuil" Robe et chapeau en crêpe anglais myosotis
Modèle et dessin non attribués - Les Modes Mars 1924
 
"Le deuil" Robe en crêpe anglais courtauld créé par Dorat
Photographie Rahma - Les Modes Aout 1924
 
"Le Deuil - Chapeau en crepe anglais myosotis Courtould - Créé par la Maison Tourneur
Photographie Henri Manuel - Les Modes décembre 1924 
 
"Le Deuil" robe en crêpe myosotis
Création Marthe Wingrove - Photographie Henri Manuel
Les Modes d'octobre 1924
 
"Le deuil - Chapeau en crêpe myosotis Courtauld - Création de Marie Crozet"
Photographie Henri Manuel - Les modes Novembre 1924 
  
"Le deuil - Mode et chapeau en crepe myosotis de Courtauld"
Création de la Maison Au Sablier
Les Modes mars 1925
 
A gauche : 'Le deuil - Chapeau en crêpe Myosotis Courtauld - Création Le Monnier
Photographie Rahma - Les modes février 1925
A droite : "Le deuil - Chapeau en crêpe Myosotis Courtauld créé par Le Monnier
Photogaphie studio Rahma - Les Modes Avril 1925
 
 "Le Deuil" robe entièrement exécutée en crêpe myosotis noir, avec bordure en crêpe myosotis blanc
Capeline garnie de petites rose en crêpe myosotis noir et blanc - création Au Sablier
Photographie Henri Manuel - Les Modes septembre 1925
 
"Le deuil à l''expositin des Arts Décoratifs
 Robes et chapeaux en crepe myosotis Courtauld
Photographie Rep Boulogne sur Seine
Les Modes octobre 1925
 
"Le deuil - Robe et chapeau en crepe myosotis Courtauld
Photographie Henri Manuel - Les Modes novembre 1925
 
"Le Deuil" robe en crêpe Myosotis - création de l a Maison Francis et Fernand
Photographie Henri Manuel - Les Modes de décembre 1925
 
 
 
 "Le deuil et ses usages...
On aime guère, et cela se conçoit trop bien, penser à la période de deuil, mais il arrive qu'y pensant si peu,  on soit parfois prise au dépourvu quand on doit revêtir de tels vêtements. Le deuil est aujourd’hui moins stricte et moins sévère qu'il était autrefois ; cela il est des règles en dehors d"desquelles la bienséance n'a place . Il est de lui comme de toutes les traditions qui se perdent et s'émoussent en ce siècle très frivole d'où l'on banni tout ce qui entrave le plaisir. Il faut vraiment lutter contre cette forme nouvelle de l’égoïsme . Certe la longueur des voiles n'indique pas la profondeur du chagrin , mais il y a une question de décence à suivre l'étiquette et c'est presque un devoir que de défendre le deuil  , cette tradition sacrée entre toute. [...]  Durant cette période nous devons avoir le soucis de nous vêtir avec simplicité, ce qui en aucun cas, n'interdit l'élégance. Elle doit au contraire être plus raffinée que jamais puisqu'elle se dissimule dans les détails. [...] C 'est ainsi que les bijoux seront délaissés pour un temps
 La parure est un signe de joie, or la joie est absente de cette triste période et par conséquent nous le devons marquer. Les diamants ne se portent jamais, les perles peuvent être admises à condition de ne pas faire l'étalage de plusieurs colliers , et parmi les pierres de couleurs, seules les améthystes sont acceptées"
Extrait d'un article paru dans le revue Les Modes de Mai 1926 signé Aimée Papillon
 
"Le Deuil" robe, chapeau et voile en crêpe Myosotis - Modèle de la maison Au Sablier
Photographie Henri Manuel - Les Modes février 1926

"Le Deuil" robe de crêpe myosotis - création de la Maison Francis et Fernand
Photographie de Henri Manuel - Les Modes d'avril 1926
"Il n'est,hélas, pas de saison pour cette triste tradition qui consiste à se vêtir de noir afin de porter extérieurement les signes du deuil lorsque l'on a perdu un membre, même éloigné, de sa famille. [...] Il y a cependant de la distinction et de la bonne éducation à mettre son aspect extérieur en harmonie avec ses sentiments et à se vêtir correctement de noir dans ces tristes périodes de l’existence. Il faut, du reste, reconnaitre qu'un deuil , même sévère, peut être pour une femme coquette un moyen de grande séduction , si elle se donne la peine de choisir, parmi les tissus léger et jolis que mettent à sa disposition les grandes maisons spécialisées dans les vêtements de deuil."
Extrait d'un article signé Colette d'Avril dans la revue Les Modes de mars 1930
 
 

 "Le Deuil"
Chapeau robe et voile en crêpe myosotis - Création Aine Montaillé
Photographie Isabey - Les Modes Mars 1931


"Le Deuil élégant"
Robe chapeau et voile en crêpe myosotis - Création Aine Montayé
Photographie O'Doyé  -  Les Modes Mai 1931

"Pour ceux qui souffrent, pour ceux qui pleurent, il semble que le printemps et sa clarté les aveugle et les oblige à dissimuler leur peine. C'est en raison de ce sentiment [...] que nous voyons peu à peu se transformer dans les grandes villes les signes extérieurs du deuil et les coutumes qui jusqu'ici en était l'apanage et l'obligation.  Comment concilier l'agitation et la rapidité de la vie moderne avec l’extériorisation de la douleur [...] Problème insoluble de nos jours si de consciencieux artistes n'avaient chercher à entourer la douleur de beauté et d'élégance, en lui gardant cependant tout son charme triste et toute la poésie qui s'en dégage. Pourquoi le deuil fut il si longtemps synonyme de laideur et de vieillesse ?  C'était là une erreur des temps anciens que l'on s'efforce d'oublier heureusement"
Extrait d'un article paru dans la revue Les Modes d'avril 1932, signé May Mauri
 "Le deuil élégant"
Robe pour jeune fille en crêpe myosotis blanc - création Aine Montaillé
Photographie O'Doyé - Les Modes Aout 1933

"Le Deuil Élégant"
Robe, chapeau et voile en crêpe myosotis
Photographie O'Doyé - Les Modes Septembre 1933
 
Robe, chapeau et voile en crepe myosotis Courltauld
Création Aine Mostaillé Paris
 Photographie O'Doye  -  Fémina décembre 1933

"Le deuil élégant"
Robe, chapeau et voile en crêpe myosotis - création Aine Montaillé
Photographie O'Doyé - Les Modes décembre 1933 


"Propos sur le deuil...
Grâce au crêpe Myosotis Courtauld dont nous avons maintes fois signalé la finesse et la légèreté, le deuil n'est plus aujourd'hui pour une femme élégante, une épreuve redoutée et redoutable. J'en fut récemment convaincue, ayant reçu d'une de nos abonnées de Buenos Ayres une lettre très enthousiasmante et une photo ravissante qui l'accompagnait : en effet Mme Ramon de Es... me remerciait de l'avoir aidée dans les tristes moment d'un deuil familial par quelques judicieux conseils. L'Amérique latine reste très fidèles aux traditions et aux usages catholiques. On y porte un deuil long et sévère, aussi les femmes jeunes sont elles reconnaissantes à notre journal d'avoir su leur signaler  à propos les merveilleux crêpe myosotis et crêpe chrysanthème de la maison Courtauld"
Extrait d'un article paru dans la revue Les Modes de juin 1934 signé May Mauri

"Le Deuil Élégant"
Robe chapeau et voile en crêpe myosotis - Création non attribuée
Photographie O'Doyé - Les Modes Janvier 1935

"Le Deuil Élégant"
Très élégante robe de deuil avec chapeau et long voile en crêpe myosotis par Louis-Roland
Photographie Studio O'Doyé - Les Modes Juillet 1935

 
 
Cet article est un hommage aux modes anciennes. Un moyen de partager ma collection de revues anciennes avec d'autres passionné.e.s
Le but, clairement, n'est pas d'en tirer profit ou de léser quiconque
 

Autres articles à thème sur le blog (cliquer sur le lien) :
 
La mode estivale dans la mode pratique et la mode illustrée 1895 1899  https://modesperdues.blogspot.com/2020/08/1895-1899-mode-estivale-dans-la-mode.html
 
 
 

Jardin des Modes Novembre 1952 ¤


 
 Photographie de couverture de la revue Jardin des Modes de novembre 1952
 Photographie Neubert Horak - "La dame qui admire, à juste raison une baisse aussi appréciable (le Jardin des Modes vous fait faire des économies... nouveau prix 150 francs) porte un tailleur de Balenciaga à grand col de "carbonaro" et un manchon de renard* "
 
" Novembre vous apporte : Le trois pièce de tweed, accompagné,  comme il se doit cette saison, de son paletot de loutre* - tailleur de Pierre Balmain en tweed gris "Scottylab" de Labey."
Novembre vous apporte une exposition d'affiches rétrospective et internationale organisée par le musée des arts décoratifs invite a une étude comparative sur la psychologie des foules, suivant les époques et suivant les pays .Sensible au lyrisme, il y a 20 ans,  le public français l'est davantage à l'humour, si l'on en juge par le rapprochement  ci dessus d'une affiche  de Capiello (1930)  et d'une des dernières affiches de Savignac
Photographie de Dutkovich -  Jardin des modes Novembre 1952
 
 "Visite à la télévision"
"Tôt au tard vous serez téléspectatrice. Il a suffit de cinq années pour que la télévision modifie les habitudes américaines. Sur les vingt millions cinq cent mille postes utilisés dans le monde, dis huit millions sont répandus parmi les USA et le reste se répartit dans une vingtaine de pays. En France, on estime le nombre de poses à quarante ou cinquante mille seulement. Mais ce qu'il importe de noter, c'est qu'il a triplé depuis 1951. C'est à  l'un des jeunes réalisateurs du cinéma et de la radio, Francois Billedoux, que nous avons demandé de faire le point sur la situation en France de la télévision à propos de laquelle certains ont déjà prononcé le mot de neuvième art".
 
 "Reportage en direct"
"Modèle de Jamiqua, manteau 7/8e en gros tweed noir et blanc de Leleu doublé de jersey de laine rouge. Chapeau de Simone Vernet"
Photographie de Robert Doisneau  -   Jardin des modes Novembre 1952

"Sous l'émetteur, au sommet de la Tour Eiffel"
"Modèle du Printemps, manteau 3/4 en tweed noir et blanc à col de velours noir, jupe droite en même tweed"
Photographie signée Doisneau -  Jardin des modes  Novembre 1952
 
"Un des cars de reportage "
A gauche : "Modèle de Lempereur  , pardessus en tweed beige laine et mohair à col de velours noir, cloche en mélusine noire de Florence"
A droite : "Henry à la Pensée, pardessus en lainage poil de chameau, feutre marron de Florence"'
Photographie par Robert Doisneau  -   Jardin des modes Novembre 1952
 
 
"Pierre Sabbagh dirige le Journal Télévisé avec sa pipe et ses trois adjoints"
"Modèle Henry à la Pensée, robe croisée en lainage noir et blanc, Chapeau Maud et Nano"
Photographie de Robert Doisneau  - Jardin des modes Novembre 1952
 
"De la régie , vers la Tour Eiffel, part l'image choisie"
. Modèle des Galeries Lafayette, robe de tweed noir et blanc, sur un chandail noir en cotes anglaises. Chapeau de Svend."
 Photographie par Robert Doisneau  -   Jardin des modes Novembre 1952
 
A gauche : "Le cameraman satisfait de son nouvel appareil en "819" - " Modèle Printemps, robe en jersey nid d'abeilles vert et noir, à col roulé et poignets en cotes noires. Chapeau de Svend."
A droite : "Devant le micro" -  "Modèle des trois Quartiers, robe en jersey gris dont l'encolure, la patte de boutonnage et les Poignets sont en cotés. turban en jersey violet"
Photographies par Robert Doisneau  -   Jardin des modes  Novembre 1952
 
"Maurice Cazeneuve, assis à droite, réalisateur venu de la radio et du théatre suit sur l'écran les prises de vues."
"Modèle J-P Gattegno, robe en velours cotelé castor, écharpe d'Anquetil en soie blonde, chapeau de Maud et Nano."
Photographie Robert Doisneau - Jardin des modes Novembre 1952
 
"L'équipe des peintres achève un décor "
"Modèle des Galeries Lafayette, deux pièces en drape zibeliné gris."
Photographie de Robert Doisneau  Jardin des modes Novembre 1952
 
"De ces passerelles, l'électricien dirige les projecteurs sur le plateau"
"Modèle de Prisunic, Modèle économique, cardigan en jersey gris marengo, jupe plissée nervurée en jersey gris marengo"
Photographie par Robert Doisneau  - Jardin des modes Novembre 1952
 
"Une mode de la fourrure* "
"La fourrure* tiendra en général une grande place cet hiver. On portera notamment toutes les fourrures* classiques. Mais il y a aussi une mode très actuelle de la fourrure* caractérisée par les manières nouvelles de l'intégrer aux robes et aux manteaux et par le retour des fourrures* aux poils longs : renard* lynx* civette*"
 
"Larges bandes de Lynx* bordant un manteau tout droit de chez Revillon" 
 Lynx du Muséum d'Histoire Naturelle
Photographie Dutkovitch -Jardin des modes Novembre 1952 

 De gauche à droite :
"Plastron, toque et manchon de castor* avec un tailleur d'hiver en lainage chiné de Moreau par Jacques Fath,  - Légère bordure d'astrakan* sur un manteau tube en drap de Leleu par Lanvin-
 Castillo -  Il faut noter également l'apparition très remarquée des imprimés "fourrure" par Hubert de
Givenchy"
Dessins de mode, croquis de mode signé Bolin - Jardin des modes Novembre1952
 
De gauche à droite :
  "Une cravate de zibeline* se noue dans l'encolure d'une robe à spencer en lainage gris par Christian Dior  -  Un anneau de renard *masque le décolleté d'un élégant deux pièces en lainage noir par Balenciaga  - 
Une pelisse doublée de civette* par Madeleine de Rauch"
Dessins de mode, croquis de mode signé Bolin  -  Jardin des modes Novembre1952
 
"Très beau manteau d'ocelot* par Canada Furs
Gants de Legrand, cloche de Florence, Guépard de Laxton Lapierre"
Photographie Dutkovitch  -  Jardin des modes Novembre1952

"Une amie retrouvée : la robe en crêpe
"Nous avons choisi  pour les robes de ces deux pages le tissus de la maison J. Boudelin photographié  ici. Ils ont les qualités que vous demandez a un crêpe, ils existe  dans toutes les teintes nouvelles et sont en vente dans les bonnes maisons" 
 
 De gauche à droite :
"Robe de Bourdallia. une bande double froncée dans la fermeture des devants entoure les épaules. - Robe en Bourdeline, un pan en biais double, dont une extrémité est froncée dans la couture épaule, s'enroule autours du cou  -  Robe en Bourdallia, pointe en biais incrustée au dos seulement et nouée devant, corsage froncé dans l'encolure, ceinture retenant l'ampleur"
Les illustrations ne sont pas attribuées  -  Modèles de patrons pour Le jardin des modes novembre 1952
 
De gauche à droite :
"Robe en Bourdeline. Décolleté bordé devant d'une double bande en forme incrustée dans la couture d'épaule  -  Robe en Bourdeline, corsage orné devant d'une bande en biais drapée, taille appuyée au milieu devant et du dos pas une martingale
  Les illustrations ne sont pas attribuées  -  Modèles de patrons pour Le jardin des modes novembre 1952
 
  "Deux pièces de petit diner exécuté en Bourdallia, particulièrement étudiée pour un petit métrage, le dos de la jupe Les illustrations ne sont pas attribuées  -  Le jardin des modes novembre 1952 est évasé par une panneau incrusté."
 Les illustrations ne sont pas attribuées  -  Modèles de patrons pour Le jardin des modes novembre 1952
 
"Très à la mode, les doublure chaudes. Pratique et économique parce qu'elles permettent autant de confort qu'une pelisse, qu'elles soient en même lainage que votre robe, en gros lainage poilu, ou encore en soie matelassée assortie à la blouse"
 
A gauche : "Veste et jupe en gros tweed, blouse en satin, doublure de satin matelassée
A droite : "7/8 en poil de chapeau, ensemble en lainage écossais, doublure de même écossais"
 Illustration signée Gouret  -  Jardin des Modes novembre 1952
 
"Ensemble en  drap mohair , paletot doublé de tissu poilu"
 Illustration signée Gouret  -  Jardin des Modes novembre 1952

   "Très à la mode , les mélanges de tissus - Pratique et économiques puisqu’ils permettent l'utilisation de petits métrages ou de coupons , et toute sorte d'arrangements et de combinaisons pour renouveler vos robes de la saison passée"
 
"Pratique et économique. Le pardessus sans col en gros grain noir, chaudement doublé, qui se porte avec une longue écharpe faite dans 1.40 de tissu coupé en 2 dans la longueur, ou bien avec une écharpe de fourrure*. Ce modèle vous permet d'obtenir 3 modèles différents pour les différentes heures et activités de la journée, selon que vous le portez seul ou avec l'une ou l'autre de ces deux écharpes"
Illustration signée Gouret  -  Jardin des Modes novembre 1952
 
 
De gauche à droite :
"Deux pièces en ottoman de laine ou de soie, blouse de satin"
 "Robe en velours, veste de gros grain"
 "Corsage de jersey, et jupe plissée en crêpe de soie"
 Illustration signée Gouret  -  Jardin des Modes novembre 1952
 
A gauche : "Jupe et spencer de lainage sur une blouse en taffetas"
A droite : "Sweater de jersey et jupe froncée en dentelle"
 Illustration signée Gouret  -  Jardin des Modes novembre 1952

"Toutes les longueurs sont bonnes de la jaquette au manteau long"
De gauche à droite :
"Jupe et jaquette , le col est glissé  l’intérieur de l'encolure, piqure garniture  -  "Veste droite en lainage ornée devant d'une découpe arrondie et de poches plaquées  -  Paletot ample et confortable en ourson ou poil de chameau. La manche kimono est continuée par une découpe arrondie formant dans le dos un plis soulevé vers le haut, poches prises dans cette découpe -  Pardessus en poil de chameau très ample d'épaule et donnant une silhouette droite, vous pourrez l'exécuter en ratine et couvrir le col de fourrure* ou de velours, il sera plus habillé  -  Redingote en drap dont l'ampleur modérée est maintenue dans le dos par une martingale incrustée dans les découpe devant, la manche souple est resserrée par un parement"
Les illustrations ne sont pas attribuées  - Modèles de patron pour les services du Jardin des modes Septembre 1952
"Leçon de coupe = Leçon d'économie"
 
"Faire soi même ses robes, c'est faire des économies. pour cela il ne faut pas perdre de tissus par une mauvaise coupe : soyez bien installée et travaillez selon un bon patron.
4 points importants de la mode sont étudiés dans les pages qui suivent"
Photographie Neubert Horak-Dudkovik -  Jardin des modes Novembre 1952 
 
"Le col cranté"
 "Il remplace le col tailleur. Il est coupé comme un col châle, double, et une triplure est prise en couture entre les deux épaisseurs de tissus"
De gauche à droite au dessus : 
"Robe du matin en flanelle gris foncé. Le corsage est boutonné sous patte, la jupe est élargie devant par un tablier boutonné sur la ceinture   -  tailleur en gros jersey, ou tweed, peu épais, jaquette souple, poches à revers appliquées très bas, jupe droite -  Spencer et robe en fine  duveline d'un ton vif. Le spencer blouse légèrement dans une ceinture de tissus"
Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952
 
"Le bénitier"
"La partie droit fil du triangle est incrustée sur le corsage . Le drapé est maintenu par un plomb fixé par un biais au milieu du devant de l'encolure".
De gauche à droite au dessus :
"Deux pièces en fin lainage, le bénitier est croisé par un bouton sur la nuque, jupe à deux panneaux  -  Robe d'après midi en crêpe ou jersey fin.? Les manches raglan sont droites et retournées en manches 3/4, le corsage est prolongé par un empiècement sur les hanches. La jupe est plissée  -  robe du soir courte en mousseline, le drapé bénitier est souligné par deux longues pinces montant de la taille devant vers l poitrine. La jupe est faite de panneaux légèrement évasés, plissés très fine 
Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952 
 
"La hanche emboitée"
"Une pince de poitrine en biais part de la couture de coté. La pièce en forme de triangle qui est incrustée élimine les pinces et épouse l'arrondi des hanches.
De gauche à droite au-dessus : 
"Tailleur en jersey ou tweed. Veste souple à col chemisier strictement boutonnée. Poches obliques ménagées dans les découpes des hanches.Jupe droite élargie au dos  -  Robe deux pièces en jersey ou drap très fin. Le sweater kimono est coupé un peu trop large à l'encolure.Le drapé obtenu est replié et maintenu par un bouton. jupe montée à plis ronds  -  Tailleur en drap, la veste double boutonnage est ornée 'un grand col rabattu. Jupe élargie devant par un pli." 
Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952 

"La souplesse de poitrine"
 "La coupe classique de l’automne 1952 : découpe arrondie cintrant la taille et maintenant la souplesse de la poitrine par des pinces cousues ou repassées, ou par des fronces"
Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952 
Au dessus de gauche à droite :
"Redingtte en drap noir garnie d'un col et de poignets de renard*, le manches sont légèrement froncée dans les poignets. Fermeture croisée à double boutonnage. L’ampleur poitrine est donnée par de pinces  dans les découpes arrondies du devant  -  Robe princesse en lainage très fin, croisée et boutonnée à la taille.Un étroit lien de tissus marque la taille. Les découpes du corsage sont prolongées sur la jupe en panneaux évasés  -  Tailleur de diner en gros broché de soie et en duveline. manches 3/4 à revers, des fronces dans les coutures de coté donnent l'ampleur du buste. Panneau évasés sur la jupe devant" 
Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952
 
"La manche montée bas"
"L'épaule est allongée, le haut de la manche diminué de la même valeur.Le nouveau montage est indiqué sur les deux pièces du schéma par des traits pleins"
De gauche à droite au-dessus :
"Paletot court en gros tissu poilu. Petit col retourné.Les poches à revers sont placées très haut sur le buste. Les manches sont légèrement resserrées au poignet  -  Manteau en poil de chameau ou gros lainage bouclé Découpe boutonnée aux manches, poches appliquées à revers  -  Robe d’après midi en crêpe de soie. Un coté le corsage  croisé est drapé autour de la taille dans le dos et vient se boutonner sous le bras droit. La jupe est droite et montée à pinces souples"
  Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952
 
" La hanche galbée"
"Avec la jupe droite et  étroite comportant une seule couture légèrement biaisée devant ou dans le dos, la hanche est galbée par des pinces obliques"
De gauche à droite audessus :
"Robe chemisier en jersey ou en crêpe.Les manches trois quart sont terminées par un revers évasé, la couture de la jupe est placée au dos  -  Robe d’après midi en drap. droite et boutonnée le long devant, le col châle en satin est ouvert sur une modestie de même tissus, petit revers de satin aux manches  -  Ensemble en grosse soie ou en lainage doux. Corsage à bretelle, jupe droite arrondie sur les hanches par des pinces. Court boléro kimono fixé sur la robe par deux clips" 
 Photographie Moutin - Croquis anonyme - Jardin des modes Novembre 1952

 "En un tournemain, le bonnet de velours"
"Dans 55 centimètres seulement, de velours ou de coton, vous taillerez ce chapeau inspiré du bonnet napolitain.Il a été créé par Florence qui a bien voulu donner pour vous un schéma et des explications"
 Le jardin des modes Novembre 1952
 
 


Décoration intérieure 1952
Comment vous éclairer pour coudre, broder ou tricoter

"A la fois fonctionnel et esthétique, le problème de l'éclairage est aujourd'hui étudié conjointement par les artistes et les techniciens."
Photographie Neubert-Novack  - Jardin des modes  Novembre 1952
 
Publicité pour les parfums Lucien Lelong
Signé Runacher 51  -  Novembre 1952

Publicité pour le parfum "Magie" de Lancome
Signé E M Pérot  -  Novembre 1952

Publicité pour les Bas Gui Haute Coutre
Non attribué  -  Novembre 1952
 
 

* Ce blog ne cautionne en aucune façon l'utilisation de la fourrure  ou des plumes véritables , qui devrait être interdite au XXIeme siècle. Toutefois, il est impossible de parler de la mode au XXeme siècle sans y faire référence.

Cet article est un hommage aux modes  des années 50. Un moyen de partager ma collection de revues anciennes avec d'autres passionné.e.s
Le but,  n'est pas d'en tirer profit ou de léser quiconque, puisque le blog est démonétisé
 
Autres revues parues en 1952 dans le blog :