"Neufs point neufs...
Ce
sont les neuf points par où passe la nouvelle ligne. Vous allez les
voir, dans les pages qui suivent, composer la silhouette de l'hiver
62-63. Celle d'une femme plus longue, plus douce, plus féminine. Celle
d'une femme qui moule à nouveau son buste et sa taille, qui s'entoure de
fourrures, qui couvre soigneusement ses bras, et retrouve pour ses
jupes les mouvements du plein biais. Une nouvelle venue dont les gouts
vont bouleverser vos habitudes. Elle aime tout ce que vous avez oublié :
les cols, les manches, les ceintures, les souliers montants. Elle
allonge au maximum ses vestes de tailleurs, cache ses genoux, et porte
volontiers des robes à la cheville (même pour diner chez elle). Elle
n'aime pas les couleurs. A l'exception d'un certain rouge, d'un certain
vert et d'un bleu assourdi, elle se cantonne dans les noirs, les
marrons, les gris de pensionnaire, où le tons confondus des tweeds
nattés. [...] Ses gestes mêmes sont nouveaux. Elle porte haut son visage
coiffé de tout petits chapeaux, remonte bien ses cols, et s'emmitoufle
de toutes les écharpes, cagoules, passe montagne et réchauffe cou
qu'elle peut imaginer. Regardez la vite. Elle va vous plaire comme à
nous.
1. La ligne longue - une veste, très appuyée moulant presque le
corps. Une longue écharpe cache-nez. Une jupe d'autant plus allongée
qu'elle est en biais. Détail typiques : le petit feutre brun, la note de
renard*"
Par Pierre Cardin - Photographie par Karen Radkai
Jardin des Modes de septembre 1962
2. Le tweed fantaisie - Le couleurs éteintes et brouillées dominent
la mode. Elles se mêlent ici dans un tweed, pour le tailleur à ceinture
incrustée et jupe à peine évasée, version plus stricte de la ligne
longue. E harpe et chapeau de castor.
Par Christian Dior - Photographie par Karen Radkai
Jardin des Modes de septembre 1962
3. "Le col à l'honneur - Fini les cous nus. Les visages se cachent,
s'enfouissent dans les cagoules et les capuchons ; les écharpes
s'enroulent autour des cous frileux et les cols jouent les grand
importants. Il monte à l'assaut du visage qu'il encadre, s'épanouit, se
raidit, hausse encore une silhouette déjà très allongée. Ici, un immense
col dentelé, remonté, pour un tailleur court de ligne étroite en tweed.
Chapeau de castor épinglé d'un blaireau" *
Par Crahay pour Nina Ricci - Photographie par Karen Radkai
Jardin des Modes de septembre 1962
4.
Le manteau vent debout, c'est le plus marquant de la mode parce que sa
ligne est très nouvelle, parce que son ampleur semble projetée en
arrière par les grands godets naissant aux épaules, parce qu’il est
nettement plus long, parce qu’il est galbé, très légèrement devant,
parce qu’il a choisi les tons fauves et brouillé de saison"
5.
Les fourrures tachistes. Des taches dessinées en renard noir lustré sur
un fond de renard sauvage pour le manteau boule très court de Pierre
Cardin.
De vraies taches, celles de la peau du tigre pour le sept huitième de Lanvin Castillo" *
Photographie par Karen Radkai
6.
Les manches étuis. Les robes auront cet hiver, des manches longues,
fines, étroites. Exemple type cette robe en crêpe dont la forme suit le
corps comme un long pull over qui s 'évaserait du bas, par Pierre
Cardin en septembre 1962
7. Les caches bras. Enfilés comme une liseuse sur la robe
aux bras nus, ils remplacent à la fois les manches et l'écharpe si à la
mode cette hiver. A l’extrême droite le cache bras à poignets de renard
roux est porté sur une robe ras du cou, à peine décolletée aux épaules.
Notez avec les deux robes les tout petites chapeaux à plumets. Par
Pierre Cardin
8. Le noir brillant - Toute noire : la robe fine, fluide, à taille
haute soulignée d'une ceinture qui remonte vers la poitrine, à grand
décolleté rond et manches étroites, serrées. Tout noir : le bijou un
collier de fines perles tressées. Tous noirs, le chapeau de daim, les
gants, les chaussures. Tout brillant, le cloqué de soie naturelle.
9.
L'ampleur mouvante. Elle danse, suit le mouvement, jamais n'exagère.
Ici, ce sont des pans flottants mouvants qui sont une robe mais jouent
sur le fourreau qui leur permet la liberté.
Par Jacques griffe - Photographie Karen Radkai
"Emmitouflée - Fourrée
Cette
mode, toute en longueur dépouillée, cherche à cacher, le visage et le
cou dans de hauts cols qui remontent encadrent, embellissent,
emmitouflent et font par contraste la tête petite. C'est bien sur, la
fourrure qu'ils préfèrent, toutes les fourrures douces qui vont du
ragondin et du castor bien classiques au renard tout renouveau, du lynx
félin, et à toutes les fourrures à poils longs" *
Depuis la gauche, Carven, Pierre Balmain, Jean Desses et Lanvin Castilo.
Photographie par Michel Certain
Jardin des Modes de septembre 1962
"Une mode cache nez"
"Pour
s'emmitoufler, la mode invente de longs cache nez d'écolière garnis de
pompons. Mais elle retrouve aussi les écharpes en fourrure à long poils,
mousseuses, capiteuses, voluptueuse, et les étoles étroites comme des
boas avec lesquelles on peut faire trois fois le tour du cou." *
"Pour donner l'air emmitouflé au deux pièces ras du cou, ceinturé, à
jupe doucement évasée, une longue écharpe double en même tissu, à gros
pompons de tissu effrangé. Tweed gris. Notez le chapeau "petite tête"
exactement assorti à l'ensemble et le gros pompon qu'on retrouve souvent
dans la mode."
Par Christian Dior - Photographie par Michel Certain
"Plus
longue encore que la veste longue, une écharpe en renard* gris s'enroule
ici, cachant le col et presque les épaules, sur un ensemble robe et
veste. Par Jacques Esterel"
Photographie par Michel Certain
Jardin des Modes de septembre 1962
"Une
mode pare brise"
"Les cagoules de pénitents, les capuchons de pluie et les passe montagne ont inspiré cette mode qu'on croirait faite pour protéger de grand froid, ou du vent de la vitesse en Jaguar, mais qui cherche d'abord à mettre le plus près possible du visage, la calme séduisante douceur de toutes les fourrures retrouvées"
"Les cagoules de pénitents, les capuchons de pluie et les passe montagne ont inspiré cette mode qu'on croirait faite pour protéger de grand froid, ou du vent de la vitesse en Jaguar, mais qui cherche d'abord à mettre le plus près possible du visage, la calme séduisante douceur de toutes les fourrures retrouvées"
A
gauche :" Une cagoule de lutin pointue derrière. Dans le même lainage
gris que le tailleur court, elle adoucit le visage par une bande
d’opossum gris" *. Par Nina Ricci Crahay
A droite "Un passe
montage fort enveloppant en ragondin qui voile à demi le visage et le
cerne. Avec une pelisse en pure laine blanche fourrée de ragondin et sur
un tailleur blanc."*
Par Jacques Griffe
Photographie par Michel Certain - Jardin des Modes de septembre 1962
"Lignes en contraste
Coté
manteaux, des lignes différentes s'affirment et quelquefois s'opposent.
Un point commun dans leurs contrastes : ils sont tous plus ou moins
appuyés au corps devant, qu'ils aient la ligne étui, la ligne redingote,
ou, plus séduisante encore, la ligne qui profile le manteau et lui
donne un élan nouveau en rejetant toute son ampleur vers l'arrière."
"L'ampleur en arrière,
A
gauche de grands godets élargissent le dos d'un manteau raglan à
carrure souple, dont le devant droit est appuyé au corps - par
Simonetta et Fabiani
A droite, un large poncho à franges,
incrusté, qui met l'accent sur la ligne évasée, rejetée en arrière, d'un
manteau en tweed noir et blanc. Notez les emmanchures très larges et le
petit col officier loin du cou. Par Pierre Cardin"
"Les manteaux qui galbent
A
gauche : Étroit, buste serré, taille remontée par l'effet d'une
couture. Le petit col châle relevé. Le dos, un peu arrondi, resserré
dans une martingale . Chez Guy Laroche
A droite : Presque une robe
manteau tant il est étroit et fin.Petit col loin du cou. Deux poches
gilet au dessus de la taille. Des manches raglan, des boutons boules.
Chez Saint Laurent"
"Les manteaux qui galbent. Chez Capucci, de ligne plus carrée que
ceux de la page précédente, mais tout aussi appuyé sous la poitrine,
effet souligné par les grands rabats de poche. Dos droit, manches kimono
larges, col noué et rabattu devant."
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
"La vraie redingote
Chez Jacques Heim a gauche, souple devant, plus ample au dos, avec une martingale. Col et poignets de castors *
Au
centre, Pierre Balmain, sobre, classique croisé, et s'évasant
légèrement. Notez la carrure étroite et carrée et le grand col. Chapeau
en lainage blanc.
Chez Nina Ricci Crahay a droite, très étroite et montante jusqu'à la taille, évasée du bas. Tweed brun et blanc.
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
"Coté tailleur, veste maximum
Les tailleurs, d'un commun
accord, allongent leur veste et c'est la vraie révolution. Les jupes
toujours souples s'évasent souvent mais sans grand excès. "
"A gauche : Un tailleur qui est presque un trois quarts.De ligne
fuyante, elle s'étire un peu vers le bas, ses manches s'élargissent au
poignet. Lainage brun. Par Grès
A droite : De ligne classique, il
est croisé, appuyé au buste qu'il souligne sans pourtant l'élargir,
complété par un grand feutre noir. Lainage blanc cassé. Par Pierre
Balmain"
Photographie Sante Forlano - Dessins Lobravico - Jardin des Modes de septembre 1962
"Un tailleur sur une casaque. Veste bord à bord, sans revers, et jupe à
l'ampleur esquissée devant par une couture libre. Tweed noir, bleu,
gris."
Photographie Sante Forlano - Dessins Lobravico - Jardin des Modes de septembre 1962
A
gauche : "Un tailleur mi long qui rejoint les classiques. En jersey
côtelé blanc, il est tout droit dans le dos, mais appuyé devant, effet
souligné encore par les deux grands poches à rabat placées sous la
taille. Jupe assouplie par un pli couché qui suit le boutonnage. Chapeau
de cuir violet". Par André Courrège.
A droite : "Un tailleur
qui allonge, moule et suit la ligne sans jamais la rompre. Il est en
crêpe de laine rouge vif. Remarquez son petit col plat à l'air tellement
innocent, sa jupe élargie par les lés en cotes de melon non repassées
et le toquet de velours rouge au plument insolent."
Photographie Sante Forlano - Dessins Lobravico
Jardin des Modes de septembre 1962
"Formes et lignes
Une
rentrée remarquée dans la mode de cet hiver ; celle de la tunique. Sa
ligne longue ressemble, bien sur, à celle des tailleurs. Mais elle est à
la fois plus souple, plus habillée, plus amusante avec les air des pull
over ou de sweaters qu'elle se donne en moulant le buste au dessus de
jupes étroites ou larges.
Les robes que vous allez voir dans les
pages suivantes sont elles aussi, très collantes du haut. Sans remonter
exactement la ligne de la taille, elles s'appuient nettement au dessus
par des jeux nouveaux d'incrustation ou par les tricheries des
ceintures."
"Encore une tunique longue et ras du cou mais cette fois portée sur
une jupe en biais et à pli. Elle a les nouvelles manches étroites et
s’emmitoufle gaiment de la longue écharpe cache nez qui sera cet hiver
un de vos accessoires préférés. Le petit chapeau est fait dans le même
lainage à carreaux gris et brun. Par Christian Dior - Coiffure par
Jacques Dessange
Photographie Karen Radkai - Jardin des Modes de septembre 1962
A gauche :"Elle moule et parait s'enrouler tout autour du corps comme
un sari par l'effet 'une incrustation en biais. Ras le cou sans
manches, elle est en jersey blanc", par Michel Goma
A droite : "L'ampleur mesurée d'une robe douce en lainage pure laine
couleur pois casé est donnée par une pointe incrustée qui part sous la
poitrine et s'évase doucement. Décolleté sur le ras le cou noué
derrière, manques longues". Par Jacques Griffe - Coiffure par Jacques
Dessange
Photographie Karen Radkai - Jardin des Modes de septembre 1962
A
gauche : "Silhouette longue et fine, taille haute, accentuée par le
panneau piqué et incrusté qui ne noue sous la poitrine. En crêpe de
laine. Elle est ras le cou sans manches. Par Nina Ricci Crahay
A droite : "Deux bandes incrustées partent des épaules se croisent dans
le dos et se nouent devant assez haut. Mais la jupe ici est droite en
jersey lambswool grège. Par Philippe Venet
Coiffure par Jacques Dessange
"Une
robe de diner qui joue les effets de transparence d'un organdi de noir
noire. Elle ne voile qu'à demi le haut du corsage et le bas de la jupe,
du genou jusqu'à mi mollet. A peine blousante au dessus d'une ceinture
de même tissu elle s'évase à peine au dessous". Par Jean Patou
Photographie Karen Radkai - Coiffure par Jacques Dessange
Jardin des Modes de septembre 1962
Jardin des Modes de septembre 1962
"Le
si tentant superflu...tout ce qui brille, tout ce qui réchauffe, tout
ce qui adouci, tout ce qui illumine, tout ce qui ajoute de l'esprit à la
mode."
Collier
en perles de jais par Christian Dior, Escarpins de daim noir par Yves
Saint Laurent, et chaussures imprimé panthère par Roger Vivier par
Christian Dior
Photographie Michel Certain - Jardin des Modes de septembre 1962
"Les têtes nouvelles
Béguins,
serre tête, bobs, bombes et bonnets drapés.. oui, les nouvelles têtes
sont toutes petites. Le chapeau sera cet hiver le point su l'i d'une
ligne aux épaules fines. Souvent, fait, pour le matin, dans le tissu
même de l'ensemble qu'il complète, il serre de près la tête et cache les
cheveux. Il a comme toute la mode, un faible pour la fourrure, et il
lui arrive de s'emmitoufler d'écharpes pour jouer les cagoules."
"Chez Jacques Heim, un chapeau souple qui emboite la tête et cache
tous les cheveux. En panthère, et porté avec un manteau de panthère. Sa
ligne sport à petite calotte et bords retournés, évoque les bobs
américains."*
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
" Chez Christian Dior une bombe haute, en lainage écossais écaille et
noir, portée droit sur le front. Ici encore elle est faite dans le
tissus du tailleur. Notez le tout petit bord et surtout (c'est la
nouvelle folie), le gros pompon, aplati, en castor lustré noir."*
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
"Chez Christian Dior un petit béguin drapé qui emboite bien la tête.
Il accompagne un tailleur en tweed gris et blanc. Ou plutôt il en fait
partie, coupé dans le même tissu, muni sur la nuque de deux pans qui
reviennent se glisser en écharpe dans le col, c'est lui qui donne ici
l'effet emmitouflé typique de l'hiver 63."
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
"Chez Jacques Griffe c'est un cache chignon, c'est aussi un chignon fou
tout en anneaux de velours entremêles et entrecroisés, léger, nouveau,
transparent, qui bouge, volette, suit tous les mouvements pour donner
joli profil. Il rejette toute la ligne en arrière et demande des cheveux
bien lisses vers le chignon haut. C'est en comme une résille nouvelle
manière. "Photographies Helmut Newton
Jardin des Modes de septembre 1962
" Chez Jacques Griffe, un béguin décalé décranté, sur le coté duquel
jaillit en cascade un grand bijou pendeloque en émeraude et perles. Il
est en suède noir, piqué et surpiqué
Photographie Helmut Newton - Jardin des Modes de septembre 1962
"Accord parfait, toute la gamme des chaussures"
"Voici les chaussures de l'hiver 62. Qu'elle soient classiques ou amusantes, confortables ou légères , elles ont un point commun : leur empeigne qui remonte haut sur le cou de pied (cachant complémentent la naissance des orteils). C'est le détail essentiel de la nouvelle ligne. Il compte plus que la forme du bout arrondi ou aplati, plus que la forme du talon, fin ou épaissi pour la marche"
A gauche : "Choisi pour une redingote classique, un escarpin de Pinet Magli. Muni d'un talon raisonnable de 5cm, mais nouveau par sa ligne montante. Noir, mais gai parce qu'ils est en vernis, et parce que ses piqures en carré évoquent de manière amusante la vogue naissance des peaux de crocodiles*"
A droite : "A porter avec des robes habillées, une sandale de Luini. En satin noir. très légère, très évidée, très découpée. faites pour laisser voir les jolis bas et les jolis pieds. Détail nouveau : la bride transversale à la base du cou de pied. talon de 5cm"
Illustration signée Marcy - Le jardin des Modes septembre 1962
"Pour amuser une robe simple ou pour s'accorder avec la fantaisie d'un manteau, un trotteur de Cédric. Facile à porter (il est en baby calf* brun foncé avec un talon de 5cm). Nouveau (toujours l'effet d'empeigne montante). Fantaisie (avec des deux brides à œillets dont une est nouée sur le cou de pied)"
"Pour celles qui aiment être "dans le vent" (celle qui porteront une cape) un trotteur de chevreau* de Carel avec une grande patte montante, style mousquetaire. Réservées aux jambes fines."
"A porter avec des tailleurs à l'aise, la nouvelle chaussure sport : un escarpin de Bally-Madeleine à empeigne très montante, facile comme un mocassin , est en box* brun, orné de très grosses perforations, avec un bon talon carré tout cuir* (3 cm 5= fait pour la marche"
Illustration signée Marcy - Le jardin des Modes septembre 1962
"Partez du bon pied pour une nouvelle mode à marcher avec les nouvelles créations de Jean Rian"
"Agnès - escarpin de daim* Garni d'un nœud fantaisie en box*"
"Paule - Petit trotteur en box* fermé par une bouche en métal"
La photographie n'est pas signée - Jardin des Modes septembre 1962
"Pierrette - Trotteur Richelieu, son empeigne perforée à l'anglaise, est lacée de cuir*. Talon de 4 centimètres"
La photographie n'est pas signée - Jardin des Modes septembre 1962
A gauche : "Disc - Escarpin en vernis noir, l'empeigne est rattachée à la bride du cou de pied par un jeu de boules. Talon de 8 cm"
A droite "Avril - La barrette du coup de pied est couronnée de boules. Talon de 8cm
Créations Jean Rian - la photographie n'est pas signée - Jardin des Modes septembre 1962
"Week end sous cape"
"Vous avez jeté une cape sur vos épaule.
Une seule fois. Par curiosité. Par esprit de nouveauté. Et vous ne
pouvez plus vous en passer car vous avez découvert en un seul geste
l'élégance et le confort."
A gauche une version duffle coat, plastron surpiqué et croisé prolongé d'un capuchon serré par Pipart
Au
centre copiée sur une chemise d'homme, col piqué, boutonnage sous patte
et pince ronde au dos du col. En cheviotte rouge. par Pipart
Photographies Suzannah Wilshire - Jardin des Modes de septembre 1962
"Une cape plus courte facile à porter, en flanelle beige,
surpiquée, à pans arrondis et décalées et col boutonné. par Pipart"
Photographies Suzannah Wilshire - Jardin des Modes de septembre 1962
"Le cape au crochet - Vous la ferez vous même , très vite. C'est la plus simple des capes. Elle rappelle le poncho mais comporte des coutures d'épaules qui suivent la silhouette en laissant une bonne aisance et deux fentes devant pour passer les mains"
La photographie n'est pas signée - jardin des modes septembre 1962
(schéma et explication plus bas)
"Les ténébreuses
Elles
sont longues, longues et leurs manches aussi. Elles sont du soir mais
aussi du diner élégant. Parfois décolletées, parfois très modestes,
elles suivent la ligne, l’épouse jusque à terre, choisissent de
préférence pour leur fluidité les mousselines et les crêpes mouvants."
en septembre 1962
A
gauche : "Pierre Cardin, un fourreau long, tout fluide, mystérieux,
mouvant tout noir. Le décolleté est tout innocent, mais les manches
chauve souris qui partent sous la taille volent et bougent au moindre
mouvement"
Au
centre : " Jacques Heim. Un fourreau de ligne longue, à peine évasé,
simplement ceinturé à la taille et blousant. Les manches sont longues et
collantes, le décolleté modeste retenu par un boutonnage sur l'épaule"
A
droite : "Capucci. Presque une toge derrière, drapée, sinueuse, mobile,
dégageant le dos dans un grand décolleté. Mais devant, un empiècement
remonte en pointe vers la poitrine, resserre la ligne.Manches collantes."
A
gauche : "Jacques Griffe, une robe éblouissante et tendre. Elle est en
satin d'un gris pale à peine perlé. Romantique, avec sa jupe évasée, et
sa très longue écharpe, recouvrant les épaules. Mais très 63 avec sa
petite casaque brillante, tricotée comme un pull over en perles blanches
et en pierres rouges et vertes."
A
droite "Lanvin Castillo un fourreau en crepe de soie turquoise pale, il
est tout simple, très décolleté. Ce qui le rend éblouissant, c'est le
somptueux mouvement de sa ceinture écharpe, qui drape la taille , à
peine remontée, croise sur le coté, , et s'achève en deux longs pans
frangés dont l'un voile une épaule."
Pour
finir selon la tradition, notre reportage sur les collections, voici la
robe de mariée de l'hiver 62-63. Emmitouflée, elle aussi, mais d'une
cagoule fichu de satin bordée de vison blanc qui entoure le visage et le
cache à demi, elle résume tout ce que nous avons aimé dans la nouvelle
mode : les manches, étroites et allongées, le buste moulé au dessus
d'une jupe à l'ampleur douce.
Par Nina Ricci Crahay. Photographie par Kublin
Jardin des Modes de septembre 1962
Les nouveaux tissus d'hiver
"Guernesey de Léonard"
"Jersey Crylor et laine qui présente les qualités réunies de ces deux textiles, lavable, souple, indéformable). Ses ravissant coloris permettent à chacune de vous de choisir "sa" couleur"
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
"Crêpellis de Labbey - Nombreux sont les crêpes de laine. Peu d'entre eux peuvent rivaliser avec Crêpellis tissu de fils retordus, d'une grande finesse, en pure laine peignée. Il est souple sans être mou, et se travaille facilement car il est décati. Dans sa gamme de coloris nouveaux nous avons choisi une douce et chaude teinte violacée pour cette robe de diner"
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
"Givragyl-Rhodia - Tissé 100% Rhodia, ce crêpe est considéré maintenant comme un de ces grands classiques qui s'enrichissent à chaque saison de coloris nouveaux. C’est en effet une somptueuse gamme que celle de ce crêpe un peu granité, d'un bon pois moyen, convenant aussi bien aux effets drapé qu'eaux robes plus nettes."
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
"Tweed aéré de Marescot - Un très nouveau tissage créé par Marescot en pure laine peigné. Aéré, indéformable, mélangé de trois tons, chacun des coloris dans lesquels il existe conviendra bien au manteau redingote que voici"
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
Photographie Wilshire et Horak - Jardin des Modes septembre 1962
"Made in England"
"Photographié à Londres devant ce qui est probablement le plus grand magasin de parapluies du monde (il pleur beaucoup en Angleterre) , un manteau en vrai tweed à chevron noirs et blancs, confortalbe, doublé d'un fin lainage blanc à carreaux noirs (à noter la coupe raglan, à l'aise) - Aquascutum
Photographie Donegan - Jardin des modes septembre 1962
A gauche : "Photographié au bord de la Tamise, un trois quarts raglan pour conduire ou pour le week end. En lainage anglais, carreaux bruns et verts sur fond blanc, en gros tweed, il est pratique et chaud - Inverterre"
A droite : "Photographié au marché aux poissons de Londres, voici, grand classique n°1 de toute penderie masculine, l'imperméable anglais, droit, raglan, en gabardine d coton de couleur naturelle. - Aquascutum"
Publicité pour les tissus Bess Art - Septembre 1962
*
Ce blog ne cautionne en aucune façon l'utilisation de la fourrure ou
des plumes véritables , qui devrait être interdite au XXIeme siècle.
Toutefois, il est impossible de parler de la mode au XXeme siècle sans y
faire référence.
Cet
article est un hommage aux modes des années 60. Un moyen de partager
ma collection de revues anciennes avec d'autres passionné.e.s
Le but n'est pas d'en tirer profit le blog étant démonétisé.
Autres revues parues en 1962 dans le blog :

































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