Jardin des Modes Septembre 1958 ¤


Photographie de couverture de la revue Jardin des Modes de septembre 1958
"Vedette de la mode d'hiver : le deux pièces, la taille haute, le violet, le maquillage transparent, les coiffures en trompe l’œil (Carita) , deux pièce de Guy Laroche en shetland"
Photographie Bukzin - Première de couverture du J. D Modes du mois de Septembre 1958

"Ce n'est pas une surprise. C'est une mode qui était dans l'air depuis six mois. Une mode que vous êtes prête à adopter sur le champ, que vous aimez déjà, que vous avez devinée si vous lisez bien le journal. La voici, dans sa forme parfaite, tout simple, toute nette, exprimée en deux lignes claires. La taille haute, que les couturiers ont adoptée à l'unanimité. La jupe courte (à laquelle Dior vous laisse de droit de ne pas vous rallier). Rien de plus simple...
Mais tournez le pages et vous verrez combien les couturiers ont pu tirer d'effets variés de la seule ligne de taille ; comment ils ont joué avec les cols, avec les ceintures, avec les hauts de jupe, le plaisir qu'ils ont pris à couper les nouveaux tissus, chauds comme duvets, aériens comme mousseline. Vous découvrirez des accessoires inattendus, comme ces chapeaux semblables à des houppes, ces coiffures aussi faciles à changer qu'un masque, ces roses de toutes les espèces faites dans tous les tissus et qu'on retrouve sur tout les vêtements. Et surtout, vous serez éblouies par des couleurs éclatantes où s'exprime toute le jeunesse de cette ligne pour laquelle on dirait que l'été à triomphé cet hiver"
Éditorial du Jardin Des modes de septembre 1958

"Taille haute, mode courte, six photographes, six tableaux"
Jardin des modes Septembre 1958

"Jacques Verroust, le plus parisien de nos photographes, proclame le premier, avec esprit, la ligne "taille haute" et s'amuse à mettre en couleur le noir et blanc. La robe de Cardin dont il souligne malicieusement la ceinture est l'une de celles que nous préférons, pour sa netteté de ligne mais aussi pour la souplesse que laisse à la taille la ceinture de box noir à nœud plat. elle est en tweed noir et blanc de Lesur et portée avec un bonnet de fourrure noire"
Jardin Des modes Septembre 1958

"Regine Relang, parce qu'elle est étrangère, ne peut pas évoquer la mode de Paris sans le décor de Paris. En choisissant la boutique du pâtissier comme toile de fond elle révèle ce qui l'a séduite dans la mode : la délicatesse des nuances. Vue déjà, par un regard féminin, cette robe de Nina Ricci, laisse apparaitre tout son charme. Vous aimerez vous aussi sa ligne évasée doucement sous la mince ceinture haute, et la couleur tendre du shetland de Chatillon, Mouly, Roussel"
Jardin des Modes Septembre 1958
 
"Frank Horvat réagit en chasseur d'images : il replace le ligne nouvelle devant la foule. Et c'est comme une vedette, livrée aux yeux administratif ou curieux, qu'il a voulu vous montrer cette robe toute simple de Jacques Heim. A vous maintenant d’apprécier son style, à la fois strict et féminin... et de remarquer la mince ceinture incrustée, placée haut, les fronces de la taille, le lainage bouclé beige de Dumas Maury, le petit chapeau assorti garni de fourrure. Photographie prise aux magasins du Printemps"
Jardin Des modes Septembre 1958

"Leo Bukzin séduit par les contrastes entre le blanc et le noir, entrainé par les jeux de lumières avec l'ombre, suscite autour d'une robe éblouissante et simple, une atmosphère néoréaliste. Il y a de l'étonnement, mais aussi une sympathie amusée dans  les regards que lèvent trois parisiennes d'une autre génération sur ce modèle de Lanvin Castillo : une robe blanche, douce et souple, faite dans un aérien mohair bouclé d'Ascher. Son décolleté est souplement drapé. Le lien coulissé marque haut la taille"
Jardin des Modes Septembre 1958

"Jérome Ducrot met l'accent sur a couleur vedette de la mode en composant autour d'une robe de Guy Laroche en shetland de Fournier, un tableau en camaïeu ou se fondent tous les mauves. Vous aimerez , autant que sa couleur, la ligne taille haute de cette robe, encore plus frappante sur le décolleté rond"
Jardin Des modes Septembre 1958

"Marc Hispard fond dans une atmosphère impressionniste les verts tendres de cet ensemble de Guy Laroche.  La netteté de la ceinture haut placée sur la jupe souple fait ressortir mieux encore la charme ancien des dessins cachemire de la blouse ras du cou. Lainage de Fournier, jersey imprimé de Véron"
Jardin des Modes Septembre 1958
 
"Si vous n'aimez pas la mode courte, taille haute et longueur Dior"
"Dior a dit oui à la taille haute, et non à la jupe courte. D'où cette ligne unique dans la mode, qui dessine des épaules rondes, épanouit très haut les bustes et gonfle doucement le départ des jupes étirées vers le bas en colonnes. C'est celles que vous adopterez si vous préférez trouver dans l'élégance une certaine forme de gravité, si vous aimez mieux paraitre sophistiquée que désinvolte, et si , définitivement, vous trouvez la mode petite fille trop jeune pour vous." 

Illustration signée Bashmakov - Jardin des Modes septembre 1958

"Deux fois la longueur Dior et deux interprétation de la taille haute par Christian Dior
A gauche la jupe à peine gonflée d'une robe  en natté anthracite de  part d'un effet de boléro court
A droite , une très large ceinture marque haut la taille d'une robe en lainage rouge"
Dessins de Baschmakoff - Jardin Des modes septembre 1958
 
"La ligne Dior, précieusement collet monté, avec de collier de vison noir * , ce boléro strictement boutonné sur une robe à jupe ample et longue. C'est un ensemble en tweed boulé noir et blanc, bonnet de fourrure en vison lustré noir* "
Jardin des  Modes Septembre 1958
 
 
"Si la nouvelle ligne vous effraie.. le style Chanel"
"Si vous pensez  confort avant de penser ligne à vous le style Chanel. Vous pourrez porter tout l'hiver, toute l’année... toute la vie presque ces ensembles souples, composés d'une veste et d'une jupe dont la longueur varie peu. mais attention !  le plus simple n'est pas toujours le plus facile à porter. Si vous voulez ressembler à la "dame qui s'habille chez Chanel" , il faut que votre silhouette elle aussi ait le style Chanel (très mince, très longue, très souple) et que votre aisance soit véritable.
L'ensemble photographié si contre malgré sa ligne simple, sa taille...  à la place normale, sa jupe moyenne, porte la marque de l'année, parce qu'il emprunte, lui aussi, le charme des couleurs et des tissus nouveaux : un tweed vert de Lesur, un jersey imprimé de Véron"
Photographie Bukzin - Jardin Des modes septembre 1958
 
"Visages postiches"
"Plus qu'une coiffure nouvelle, mieux qu'une teinture et qu ele plus savant maquillage, les cheveux "en trompe l’œil" vous permettrons cet hiver de changer de visage à volonté. comme la jeune femme que voici, vous pourrez d'une minute à l'autre, décider d'apparaitre sous la figure d’une blonde angélique , de vous montrer sous vos couleurs les plus piquantes ou même de revêtir pour le soir (ou pour une robe) le charme capiteux des rousses.
Ces coiffures amovibles créées par Carita existent en un très grand nombre de nuances et s’accompagnent de maquillages légers, traités en reflets.
 
A gauche : "Coiffure en trompe l’œil gris platine, maquillage dragée"
A droite : "Coiffure en trompe l’œil châtain noisette, la maquillage et le même mais avec une poudre vert pale"
Photographies Léo Bukzin - Jardin Des modes septembre 1958
 
"Chapeaux perruques"
"Autres coiffures autres visages. Avec vos robes les plus habillées (et seulement si elles sont décolletées), vous aimerez ces chapeaux perruques qui cachent complétement les cheveux pour apporter tout contre le visage leur lumière neigeuse ou leur ombre diabolique.
 
A gauche : "Jean Barthet, une perruque de plumes de marabout * piquée d'une rose pale"
A droite : "Jean Patou, une perruque d'autruches noires * montées sur un nœud de satin blanc"
Jardin des Modes septembre 1958
 
"Dissonances" 
"Autours des couleurs nouvelles qui font entrer dans la mode d'hiver le gaieté du plein été, presque tout les couturiers ont imaginé des harmonies subtilement audacieuses, dont la séduction tient le plus souvent à de savante dissonances"
 

En haut : "Chez Madeline de Rauch, entre le renard rouge *  et le lainage de Besson" - "Chez Balmain soie de Hurel sur velours rose de Burg"
Au centre : "Chez Goma, autour d'une robe en organza rose de Lajoinie" - "Chez Goma entre le dain et le lainage de Bession"
En bas : "Chez Pierre Cardin deux tons et deux tissus mohair d'Ascher"
Jardin des modes septembre 1958
 

 
En haut : " Chez Pierre Cardin, autour d'une soie imprimée de Bianchini" "Chez Guy Laroche lainage de rodier sur lainage de Gérondeau"
Au centre "Chez Pierre Cardin autour d'un tailleur en cheviotte rouge de Lesur" "Chez Pierre Cardin à partir de tous les tons d'un écossais de Lesur"
En bas : "Chez Guy Laroche, lainage bouclé de Gérondeau sur toile de laine de Lesur" "Chez hermès entre le chandail et la jupe de Doblis"
Illustration signée E. Esperance - Le Jardin Des modes. du septembre 1958
 
 "Sur les manteaux courts, l'immensité des cols"
"Presque tous les couturiers ont créé pou cet hiver des manteaux courts, de lignes souples ou à peine gonflées, mais que des tissus doux, légers, mousseux, comme les bouclettes et les mohairs, font souvent paraitre plus volumineux qu'ils ne sont. De couleurs claires ou fondantes, souvent  grands carreaux, voire à dessins noir et blancs, ils affectent le style couverture de voyage. Nous avons préféré dans les collections ceux sont de grands cols accentuent le caractère confortable. Vous retiendrez (tête petite, épaules larges) et vous aimerez la douceur que mettent auprès du visage , ces collerettes, ces capes et ces longues écharpes souples"
 
 
"Nina Ricci, grand col bordé d'une frange qui se continue tout le long de la bordure, lainage bouclé beige de Bucol"
Photographie de Horvat, illustration de Baschmakoff - Jardin Des modes septembre 1958

"Lanvin Castillo, col tailleur, laissant le cou très dégagé, pour le manteau en cheviotte de Dumas Maury"
Photographie de Horvat, illustration de Baschmakoff - Jardin des Modes septembre 1958
 
 
 "Pierre Cardin, col cape cachant les épaules : le plissé machine donne l'aspect d'un tricot à grosses mailles. Mohair d'Asher
Photographie Helmut Newton - Illustration Baschmakoff
Jardin Des Modes septembre 1958

 
"Pierre Cardin, col collerette retombant sur les épaules et noué devant par deux pans sur un manteau tout droit. Il est en mohair d'Asher imprimé de grecques en gris et blanc.
Photographie Helmut Newton - Illustration Baschmakoff
Jardin des Modes septembre 1958
 
"Pierre Balmain, immense col écharpe, bordé de castor * , noué et glissé sous la ceinture d'un manteau ras du cou en lainage gris foncé de rober. Bonnet et manchettes de castor *"
Photographie Helmut Newton - Illustration Baschmakoff
Jardin Des modes. septembre 1958
 
A gauche : "Jean Dessès, grand col châle cranté sur cette redingote à taille haute croisée par deux boutons, lainage pied de poule noir et blanc de Rodier"
Photographie Helmut Newton - Illustration Baschmakoff
Jardin Des modes septembre 1958
 
 "La mode à la rose"
"Tous les couturiers se sont rencontrés sur un thème d'été : celui de la rose qu'on retrouve, sous toutes ses formes, interprétées dans tous les tissus"


A gauche : "La rose madrigal chez Michel Goma, en soie violette sur un tweed moutarde de Rodier"
A droite : "La rose symphonie chez Nina Ricci, en organdi de soie rouge qui éclaire et adoucit l'encolure de cette redingote 11/12 en lainage grège de Ducharme"
Photographies par Jacques Verroust - Illustrations Annie Jahan
Jardin Des modes de septembre 1958
 
A gauche : "La rose voie lactée chez Pierre Balmain, sur une large ceinture drapée en satin rose villageois, une rose ronde en soie du même ton accuse la taille haute de ce fourreau en velours noir"
A droite : "La rose sultane chez Serge Matta, couronne pour le soir, deux roses étagées en taffetas rouge cardinal rehaussent l'éclat d'une robe du même ton et satin broché de Staron"
Photographies par Jacques Verroust - Illustrations Annie Jahan
Jardin Des modes de septembre 1958

A gauche : "La rose Madame Butterfly chez Pierre Cardin, étonnant et séduisant , un large chapeau de mousseline couvert de roses en soie et en velours du même rose acide"
A droite : "La rose Eve chez Pierre Cardin, la rose  la plus nouvelle en tweed noir et blanc de Lesur comme le tailleur dont elle ferme le col"
Photographies par Jacques Verroust - Illustrations Annie Jahan
Jardin Des modes de septembre 1958
 
"La rose Ophélia chez Virginie, des roses stylisées travaillées dans le même tissus que la robe , empruntent la transparence d'un organdi noir doublé de blanc de Cendron Perdeval"
A droite : "La rose Rêve Rose de Lanvin Castillo, une rose étoilée en soie d'un jaune délicat met en valeur le romantisme de cette robe à danser en tulle blanc de Dognin"
Photographies par Jacques Verroust - Illustrations Annie Jahan
Jardin Des modes de septembre 1958
 
 
 "Deux pièces tailles hautes"
"Typiques de cette mode qui prolonge l'été dans l'hiver; ces deux  pièces courts, ou les jupes tailles hautes s'accompagnent de blouses claires ou gaies (en velours ou en jersey imprimé de tons tendres), dont le tissus est souvent repris en doublure pour la veste. Malgré l'opposition des tissus, et souvent des couleurs, les ensembles blouses et jupes ont presque toujours l'aspect de robes... Et la séduction de la mode, ici, rejoint la commodité, puisqu'on peut, sous les manteaux volumineux, porter dès l'après midi l'ensemble qui, la veste ôtée, conviendra pour le restaurant et même pour le petit théâtre"

"Pour la veste, un effet de taille haute est donné au dos par la petite martingale. Sous la veste, la blouse toute courte s'arrête au dessus de la taille - C'est un eux pièces de Guy Laroche en lainage grège de Rodier. La blouse est en jersey imprimé de dessins cachemire aux tons adoucis de René Véron"
Photographie Verroust - Jardin Des modes Septembre 1958

 "L'effet écourté de la veste est accentué par le col boule, par l'épaule large et par les hanches importantes. La blouse, encore plus courte, est coulissée et nouée sous la poitrine - Elle resserre à peine la jupe souple. C'est un deux pièces de Christian Dior, en tweed de Fournier Gris de Paris. La blouse est blanche en crêpe de soie de Steunzi"
Photographie Jerôme Ducrot - Jardin Des modes. septembre 1958
 

"Longueur boléro pour la veste croisée à larges manches kimono, et grand col décolleté doublé d'un dépassant. pour la blouse, taille drapée sous la poitrine par une grosse boucle. La jupe à peine souple laisse deviner la silhouette. C'est un deux pièces de Christian Dior, en tweed noir et blanc de Dormeuil. La blouse et le dépassant sont en velours rubis de Cenron Perceval"
Photographie Ducrot - Jardin des Modes de Septembre 1958 
 
"La veste s’arrête aux hanches mais une ceinture de cuir posée sans serrer et des poches à rabat, donnent l'effet de taille haute. Sur la jupe étroite, une large ceinture assortie marque la taille haute. La blouse en mohair blanc mousse souplement au dessus de cette ceinture. C'est un deux pièces de Guy Laroche en flanelle grise de Lesur. La blouse est en lainage mohair d'Asher.
Photographie de Verroust - Jardin Des modes de septembre 1958

"Courte est la nuit"
"... et courtes aussi les robes habillées dont les lignes suivent de très près celles des robes d'après midi : voici , de nouveau, les tailles hautes et les jupes courtes. A peine si un décolleté plus important, un tissus plus prestigieux, une audace plus affirmée dans la couleur ou dans le ligne, viennent préciser le caractère précieux des robes. Elles ont plus faciles à porter entre le restaurant et le théâtre, mais elles n'en sont pas moins d'éclat, accompagnées de coiffures gonflantes et d'accessoires brillants"

"Nina Ricci, robe de satin blanc de Hurel, toque de cygne"
Photographie Helmut Newton - Jardin Des modes. septembre 1958 
 
"Nina Ricci, robe en lainage bouclette marron de Porter Bennet."
¨Photographie Hispartd - Jardin des Modes septembre 1958
 
"Courte est la nuit, et la robe de Pierre Cardin, surprise place de la Concorde au petit matin semble encore plus courte, avec son décolleté sans bretelles et sa mince ceinture piquée d'une rose. Les couleurs y jouent subtilement, le vert d'un satin façonné de Burg, le jaune citron pale de la rose, le ton "oeuf de vanneau" des longs gants en chevreau glacé s'allient en une de ces dissonances savantes qui sont l'une des marques de la mode"
Photographie Horvat - Jardin Des modes. septembre 1958

"La robe de Guy Larche, en satin blanc de Pétillault et lainage noir de Staron. Un tissus du soir et un tissus d’après midi : c'est le type de la robe qu'on peut porter du diner jusqu'après midi , vous aimerez son style faussement ingénu, sa ligne dépouillée, son corsage est le plus court de toute la mode"
Photographie Verroust - Jardin des Modes septembre 1958

"Table des matières"
"Jamais, peut être,  les tissus n'ont été mis en vedette comme ils le sont dans cette mode où l'on remarque quelque fois  les couleurs avant la ligne, ou l'on ignore souvent au premier abord ce que les volumes doivent à la coupe et ce qu'ils empruntent au tissu lui même. Comme vous allez le voir en consultant cette table des matières ou nous avons récapitulé pour vous les tissus les plus en vogue, les couturiers ont été , cette année séduits d'abord par le mohair. Ils ont joué, presque tous , avec  sa légèrement, sa douceur moelleuse, la variété de ses aspects. A coté de lui (et souvent mêles de mohair aussi) les lainages bouclés occupent une place de premier plan. Les shetlands, tisses de poils de renne, viennent ensuite, devant les tweeds et les bonnes flanelles classiques.
 Pour le soir, tous les tissus sont à la mode  satins, taffetas, moires, failles, façonnées, brochés, lamés (souvent mêlés de fils artificiels et synthétiques). Avec un retour remarqué : celui des velours façonnés"
Jardin des Modes -  Septembre 1958
 
"La bouclette de laine"
A gauche :"Version d'hiver des alpagas et des shantungs, vert mousse, elle introduit une irrégularité  la surface d'un lainage à fond uni de Gérondeau - Deux pièces nouvelle formule : jaquette très courte, et très carrée, jupe évasée par deux pinces ouvertes, Michel Goma"
A droite : "Légère et mousseuse, sans pourtant trop de relief, adoucissant le sévérité du noir "Bulmous" de Dumas Maury -  Deux pièces  robe et veste, la robe taille haute, manches courtes, et encolure au ras du cou ,la jaquette ceinturée de satin, Maggy Rouff"
Jardin des modes Septembre 1958
 
"La flanelle anglaise"
"Gris clair chiné, c'est le retour très remarqué d'un ton classique longtemps détrône par l'anthracite et le beige - Robe à taille courte , le corsage soutaché est ceinturé de flanelle plus foncée.  Jupe à larges plis rond, Virginie"
Jardin des modes Septembre 1958
 
"Laine et Mohair"
"Grège, très velu, très doux et très chaud. Grand succès prévu pour l'hiver, ces lainages à long poils de Rodier - Pardessus guérite ceinture comme une robe de chambre, larges manches, grandes poches, Nina Ricci" - Jardin des modes septembre 1958
 
"Lamé en relief"
"Lamé blanc ou s'allient Rhodia, Lurex, Hélanca, Nylon, fantaisie à relief bouillonné qui met en valeur un modèle très strict "Bayaclock" de Bucol - Fourreau droit dont le grand décolleté en V dans le dos est coupé par des bretelles d'organdi de soie blanc. Nina Ricci"
Jardin des modes Septembre 1958
 
"Mohair mélangé"
A gauche: "Mohair 47% Nylon Laine 10% chaud moelleux  long poils. En noir il s'emploie facilement pour l'après midi "Lochnagar" de Asher - Manteau à taille haute et jupe ample et ronde (cette faveur des manteaux ceinturés présagerait elle un retour au redingotes ?) Jacques Heim"
A droite : "Mohair et laine tissés en étamine légère, safranée, rustique et fragile elle se traite en souplesse et en confort "Etchegan" de Asher - Robe blousée sur une haute ceinture de cuir, et bouillonnée à  l’encolure. C’est la robe élégante d'une femme à l'allure sportive Pierre Cardin." 
Jardin des Modes septembre 1958

"Satin façonné"
"Soie naturelle 100%, satin imprimé de velours au sabre, une jonchée de roses  à longues tiges, le nm de la couleur rose tyrien, retour spectaculaire des velours façonnées. Bianchini férier - Manteau du soie court, pour une élégante qui veut jouer les frileuse, le grand col gonflant amenuise le visage. Pierre Cardin" -  Jardin des modes septembre 1958

"Soie brochée"
"Soie naturelle 52%  ; Or, comme au grand siècle 48% ;  broché lamé brun miel et doré à grand motif floral persan; Brossin de Méré. - Deux pièces du soir  dans la formule deux pièce de jour : robe à jupe ronde et grand décolleté, courte jaquette à col de fourrure * Guy Laroche"*
  Jardin des modes septembre 1958

"Tweeds"
A gauche : "Tweed à chevrons serrés noirs et bancs, discret, rustique et résistant, à recommander pour le voyage. Top tweed de Raimon - Trois pièces du matin , robe droite et boléro pelisse 11/12e très enveloppante, Jacques Heim"
A droite : "Tweed tricot imitant le point jersey, laine mêlée de mohair. Les tweeds favoris cette année sont des noirs et blancs. Leleu - tailleur de grand hiver, jupe étroite à effet portefeuille et jaquette ample et croisée doublée de fourrure noire *. Jean Patou"
  Jardin des modes septembre 1958

"Vos nouveaux classiques, les tissus bourrus"

En haut puis en bas :
"Shetland jarré turquoise - Ratine vert bronze - Cheviotte moutarde 
Ratine vert buis - Jersey bouclé bleu parle - Gros chevrons beige et moutarde"
  Jardin des modes septembre 1958

En haut puis en bas :
"Lainage bouclé beige chiné - Cheviotte absinthe - Gros tweed gris et noir 
Fin lainage bouclé beige foncé - Flanelle gris clair - Fin shetland cerise
  Jardin des modes septembre 1958
 
"Vos nouveaux classiques les plissés trapèze"
 
En haut puis en bas :

"En larges plis ronds - Avec un seul  pli rond boutonné - en groupe de plis couchés
En plis ronds tout autours - en plis couchés de part et d'autre - En plis couchés tout autours"
  Jardin des modes septembre 1958
 
"La jupe plissée trapèze. La ligne évasée, si seyante, est donnée à cette jupe parla forme même de plis. Ils vont en s'évasant de la taille vers le bas de la jupe, ce qui place le droit fil au milieu de chaque plis. Vous la porterez droite ou évasée par un jupon., et si vous avez le buste menu, vous marquerez la taille haute par une ceinture en forme faite dans le tissu de la jupe et soutenue pr un gros grain de Nylon.
Photographie Helmut Newton - Jardin Des Modes Septembre 1958


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* Ce blog ne cautionne en aucune façon l'utilisation de la fourrure  ou des plumes véritables , qui devrait être interdite au XXIeme siècle. Toutefois, il est impossible de parler de la mode au XXeme siècle sans y faire référence.


Cet article est un hommage aux modes  des années 50. Un moyen de partager ma collection de revues anciennes avec d'autres passionné.e.s
Le but, clairement, n'est pas d'en tirer profit ou de léser quiconque


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